Une nouvelle publication me confirme la valeur de cette rencontre. Il s’agit de :
Toiles Bretagne
, poème radiophonique, Monde en poésie Editions :
Ce texte, suivi de Le Trégor et d’un essai : « Où se niche la poésie ? » témoigne de la poursuite de l’activité aussi créatrice de l’animateur d’une régulière et ancienne émission sur la poésie (« Les poètes » sur Radio Occitania les jeudis à 20h). Déjà auteur d’une douzaine de publications, Christian continue à creuser une trace discrète et personnelle, faite de sensations et pensées brossées au passage en des pays étranges ou familiers, les deux bien souvent. Aux visions empathiques dessinées finement : « … des navires rouillent / confiants dans l’innocence de la mer / qui leur lèche les flancs / pour l’éternité… » viennent s’incruster maints hommages aux poètes rappelés par les lieux. Les célèbres Cadou et Max Jacob, mais aussi des inconnus de moi et de bien d’autres sans doute : Laugier et Le Quintrec. Les évocations semblent touristiques, au bons sens du terme : « Quintin dans le chaos de ses chemins », si l’on ne prend garde aux traits qui percent vivement l’âme : « Une femme frêle / sèche comme une fleur sans sève ». Et l’histoire – intelligence merci ! – n’est jamais absente : « En 1944 les ondes de la BBC portent de Londres aux équipes Jedburgh… ». Profitez de ce qu’il subsiste de poésie vivante en la lisant ! Car, ainsi que chantait Jean Ferrat, quelque chose est pourri dans le royaume de France.