Rêves brisés (Ed. Pascal Galodé)
D'étranges suicides et de curieux événements à Airbus conduisent le Cathare et Jojo à enquêter sur le présent et le passé de l'aéronautique.
Les dessous noirs de la "ville rose", capitale mondiale de l'aviation, sont dévoilés en des épisodes et rencontres parfois surprenantes ... comme celle de Mermoz et de Papon !
Une histoire où l'omerta n'empêche le dévoilement de conditions particulières à l'entreprise et même une tendance des anciens "as" aux virages à l'extrême droite...
Explosif et vieilles ficelles (Ed. Mare Nostrum)
Une journaliste a disparu à Toulouse. La parisienne Sophie descend dans le Sud. Elle y découvre une catastrophe déjà presque oubliée : l’explosion meurtrière d’une usine, qui a laissé des blessures indélébiles dans les corps et les esprits. Et dont chacun a sa version de la vérité... La belle ville rose est minée et ses bas-fonds sont bien obscurs. Un journaliste du cru offre vite à Sophie son aide intéressée, tout comme Régis, l'ami parisien érotomane, qui vient prêter main forte. Mais la petite équipe d'enquêteurs est pistée par « Gants-Fauves », un mystérieux personnage au rôle de plus en plus inquiétant. Quant au secret après lequel tout le monde court, il réside dans une cave. Et il révèlera une vérité inouïe...
Toulouse Barbare (Ed. Privat)
Aymeric Mercader revient de loin quand il arrive à Toulouse. La disparition d’une jeune fille employée dans une entreprise de téléphone rose va le pousser à descendre dans les bas-fonds de la ville rose et noire où règne la traite du sexe. Derrière le décor des belles briques toulousaines et des rues bien propres, la ville cache en ses entrailles des trafics étranges et barbares. Notre héros voit rouge devant l’exploitation et la cruauté moderne, auxquelles font écho des épisodes sanglants d’un autre temps, cages des noyées dans la Garonne, supplices et bûchers de Calas et Vanini entre autres. Et l’ancien journaliste bourlingueur, dit « Le Cathare », va se recycler en détective indépendant. Une énigme le conduira sur les traces d’une Dame et vers le souvenir d’un troubadour en quête d’amour loyal. A la recherche des filles disparues, on parcourt la ville et ses lieux typiques, décrits avec tendresse mais perspicacité, du Mirail à Saint-Sernin et jusqu'à l’Andorre et l’Aragon. Une aventure rocambolesque pleine de vérité, où Aymeric, idéaliste battant, est assisté de Jojo, un pittoresque et savoureux titi toulousain.
Algérie des sources (Ed. Temps des cerises)
Algérie, trop longtemps abandonnée au silence ! Francis Pornon a gardé le contact. Avec des choses vues en direct lors d’un récent voyage, avec ses souvenirs et avec ceux de tant d’autres, il écrivit ce roman de la route. René Grininger, amoureux de Mériem, part à sa suite en Algérie. Cette quête d’une femme est aussi celle de tant d’autres femmes et hommes qui passèrent la mer. Au fil des pages, on voyage d’Annaba jusqu’à Alger, puis en Kabylie, rencontrant des personnages typiques ou bien inattendus, traversant les paysages luxuriants d’Afrique du Nord et les fabuleuses villes faites de centres historiques et de nouveaux quartiers champignons. À la poursuite de l’autre, dans le présent de l’amour et de la haine, dans le passé de la paix et de la guerre. Une façon de nous traquer nous-mêmes.
Saône interdite (Ed. Baleine-Seuil)Elle aime son homme, mais surtout pas indifférent ! Le Poulpe traversant une passe molle, Chéryl doit réagir pour deux. Contre l’indifférence. Et contre la fin des haricots. Un crime louche dont Gabriel et ses collègues de zinc se tamponnent, et voici la jeune femme embarquée en TGV pour Lyon. Elle enquêtera parmi des bizarreries le long des fleuves et dans des caves. Elle trouvera les dessous d’une ville sous influences, des lieux interdits, des disparitions. Tout ceci au pied des collines historiques de Fourvière et de la Croix-Rousse. Elle rencontrera alors l’amitié imprévue de « rouilleurs » des Minguettes. Et la reconnaissance d’un vieil insoumis, sexagénaire bien nommé…
Le beau Frank (Ed. Temps des Cerises)
Frank laisse tout pour débarquer à New-York, le plus grand port du monde. Ce n’est pas pour un voyage d’agrément, ni pour une mission limitée dans le temps… François Boujard, dit Frank, a réellement existé. Recruté par l’Internationale Syndicale Rouge, il va sillonner océans et mers, et courir toutes les routes pour vivre l’étonnante aventure d’un agent internationaliste. Le cœur de cet homme va battre en compagnie de Dora, son amour américain… Puis ce sera la guerre d’Espagne, l’épopée de France-Navigation, les combats de la Résistance. Héros hors du commun ou militant ordinaire, agent au service de Staline ou figure romantique et révolutionnaire ? À travers ce roman qui a donné lieu à une enquête de plusieurs années, de New-York à Moscou, en passant par les quatre coins de France, Francis Pornon le fait revivre avec passion et talent.
Autres publications
Le Voyage de Majorque, poèmes, Pierre-Jean Oswald, 1969 (épuisé)
Les Contes du loup qui pète sur la pierre de bois, Aymar, 1980 (épuisé)
Vérolution, Théâtre Permanent, 1982 (épuisé)
Poèmes dits, Aymar, 1982 (épuisé)
Mémoires d'Eugène Fourvel, CREER, 1984
La Révolution dans le Puy-de-Dôme, récit, Horvath, 1988
Couthon le mal aimé, roman, Messidor, 1989 (épuisé)
La Souveraine, roman, Messidor, 1990 (épuisé)
Blanche la rouge, roman, Messidor, 1991 (épuisé)
Mémoires pour demain, récit, Scandédition, 1992
D'Amour fou(s) (Aube Magazine), textes divers, Paroles d'Aube, 1993 (épuisé)
« La dialectique de la rose », essai in Résister (Aube Magazine), Paroles d'Aube, 1994 (épuisé)
Un homme seul, roman, Paroles d'Aube, 1995 (épuisé)
Par-delà le grand fleuve, poème, Paroles d'Aube, 1996 (épuisé)
Algérie, Algérie !, textes divers, Paroles d'Aube, 1998
« Que sont nos âmes devenues », poème in Les mots du refus, Aléas,
Le Bel Aujourd'hui, Comp'Act, Encre Marine, Golias, Paroles d'Aube, Poésie-rencontres, 1998Saône interdite, roman, (Le Poulpe) Baleine, 2000
Le Trésor magnifique, livret lyrique, AMP, 2000
Par-delà les orages, poème, Le Puits, 2004
Cap au sud, reportages et carnets de voyages, Le Temps des Cerises, 2006
Le livre du petit jour, récit, Le Moulin du Got, 2006
Midi, poème, avec dessins dAlexandre Meylan, in « Collection encres blanches », Encres vives 2009
- En Algérie sur les pas de Jean Boudou, Lazhari Labter éditions, Alger, 2010.
- En Algérie sur les pas de Jean Boudou, Vent terral, 2011.
- Par-delà le Grand fleuve, poèmes, La Passe du Vent, 2011.
Nouvelles
- Le Coffret, recueil de nouvelles, (à paraître)
- « Je m'appelle Henry Clearing », nouvelle in Le canal du Midi Gelbart Ed., (à paraître)
- « Tramontane à Rivesaltes », nouvelle in Noir Roussillon, Mare Nostrum, 2007
- « Avenue de Muret », nouvelle in Toulouse féerie noire, Le Corbeau, 2003
- « Rue Bernadette », nouvelle in Toulouse sang dessus dessous, Loubatières, 2001
- « Promenade Henri-Martin », nouvelle in Sang pour sang Toulouse, Le Corbeau, 2001
- « La nuit la plus courte », nouvelle in L'Humanité ; hors série, 1995
Vive la nouvelle ! (texte adressé au Temps des cerises pour publication dans sa gazette).
La nouvelle est peu « tendance » aujourd’hui en France. Du moins si l’on en croit les livres mis « sur le marché ». Ceux qui, comme Gallimard, firent une grande part de l’édition dans l’hexagone, en savent peut-être la raison. Pourtant cet art du texte court est paradoxalement celui des grands. George Sand, Maupassant, Desnos, Zweig, Tchekov, Montalbàn…
Que dire de la nouvelle ? Excepté la brièveté, je ne trouve guère de qualificatif commun. La qualité se qualifie difficilement, elle se lit, elle se vit. Celle d’une nouvelle est mystérieuse. Nulle recette ne fera un bon texte et parfois un excellent écrit déroge, comme dans Les Jeux de la nuit de Tim Harison où chacun compte plus de cent pages ! Il y a dans les romans des moments forts et des moments plus faibles. La nouvelle ne souffre le faible, tout entière tendue dans un élan qui ne cesse qu’à la chute. Elle ne souffre pas non plus le didactisme ou de longs plans panoramiques, héritages du roman naturaliste classique, assumés aujourd’hui par des polars ou des longs métrages. La nouvelle m’emporte, comme l’auteur se laisse envoler. Et nous voguons ensemble en une brève rencontre dont ni lui ni moi ne connaissons la fin. Voilà sa merveille, sa fascination et son inquiétude. Peut-être les temps nouveaux, invasion d’artillerie lourde audio-visuelle infligeant une retraite aux chevau-légers du livre, peut-être sont-ils la nouvelle chance de la nouvelle ? Peu de temps à consacrer à la « lecture plaisir », hors le travail, la communication et le jeu ! Peu de temps, mais un cher temps qui coûte… et qui rapporte, aidant au fond à « gagner sa vie ». Un temps cher à mon cœur pour subsister… Dans cette fuite éperdue de la vie actuelle, j’ai et j’aurai de plus en plus besoin d’un grand petit texte où me trouver. Besoin de lire, au hasard du souvenir, Roberto Bolaño, Marcus Malte, Lazhari Labter… et tant d’autres. La nouvelle pour survivre ! Joli programme, non ?
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